BLONDE DÉCHUE
Comment parler de nos gueules de bois mieux qu’après la dernière fête ? La toute dernière, celle dont l’écho va à coup sûr se perdre dans le néant du jour.
Si l’esthétique de la fête est célébrée par le clair obscur de nos excès, les corps tendus vers le rythme de nos transes nocturnes, qu’en est-il des lendemains qui disparaissent dans un fracas définitif ?
J’ai effectué cette série parmi les vestiges des conforts, des joies et des paillettes étalées à même le sol. J’ai arpenté les lieux comme ceux d’une scène de crash. En analysant chaque débris. Témoins des couleurs fauchées en plein vol, je voulais restituer le versant fissuré d’une face de nous même qu’on ne veut pas regarder.